BIOGRAPHIE

Une artiste avec des parents célèbres que seuls connaissent certains intimes. Née à Madrid en 1946 sous le signe des Gémeaux, elle eut une enfance peu commune ballottée d’un extrême à l’autre tant au point de vue familial, santé, études que social.  

Gravement malade à 5 ans, elle doit garder la chambre pendant deux ans, période durant laquelle ses sœurs aînée et cadette jouaient aux jeux des jeunes filles de leur âge alors que seule, elle occupe ses jours à observer les gens, les animaux et les choses qui l’entourent. Sa curiosité, sa malice naturelle la poussent à créer des jouets et à dessiner. 

A 9 ans elle quitte l’Espagne (Madrid et Ceuta) et envoie ses premiers dessins à sa grand-mère et ne cessera à partir de cet instant de dessiner, de peindre. Quelques cailloux peints à l’époque ont trouvé plus d’un acquéreur sur la Côte d’Azur et lui procurent déjà un petit compte en banque. À 14 ans, elle entra aux cours d’arts graphiques de la rue du Dragon. Elle quittera le cours quelque temps après car son caractère indépendant et son désir de concrétiser ses inspirations n’ont pas supporté les méthodes longues et fastidieuses d’un enseignement académique. Plus tard, se lançant dans le métier, exigeante pour elle même et acharnée dans son travail, elle reconnaîtra que la méthode enseignée était plus que bonne.  Sa mère lui fait suivre alors des cours de théâtre chez René Simon pour en faire une comédienne, mais sa nature réservée et timide ne supporte pas le trac engendré par cette discipline et elle préfère la quiétude de son atelier plutôt que les lumières de la scène. A 27 ans elle devient l’élève de Serge Belloni pour apprendre la technique du paysage et elle suit son enseignement durant 12 ans. Avec son maître la jeune femme pose son chevalet dans les rues de Paris pour saisir les paysages, de la rue Mouffetard à la place des Vosges, du pont des arts à la rue du faubourg Saint Denis. Ses œuvres les plus marquantes à l’huile se situent à cette époque au point de gagner même le premier prix de la ville de Paris (1980). A la suite d’une opération et d’une intoxication à l’essence de térébenthine, elle doit renoncer à ses pinceaux. C’est alors qu’elle s’intéresse au pastel à l’huile Une boite de pastels donnée jadis par un de ses amis peintres et dont elle se servait uniquement pour ébaucher ses peintures à l’huile, lui donne l’occasion de tester le maniement de cette technique peu connue et de la perfectionner. Maribel est une personne qui n’accepte jamais l’échec. Curieuse de tout et surtout extrêmement pugnace elle veut comprendre et apprendre. A ce titre elle décide de maîtriser ces pastels capricieux et non miscibles entre eux.  Ses œuvres au pastel à l’huile ont fait l’objet de multiples expositions, aussi bien dans les galeries d’art que dans des lieux prestigieux tels que : salons de Darta aviation, Aéroports de Paris, et plus tard le musée Goya de Castres et le musée de Cuernavaca au Mexique. Des événements qui auraient pu être tragiques ont altérés sa santé et l’ont obligé à aller vivre sous un climat plus clément que Paris.  Depuis elle a choisi de vivre dans l’Aude ou le paysage, les couleurs lui rappèlent son Espagne profonde. Elle y retrouve cette terre et ces couleurs qui ont attirés tant de peintres tels Cézanne Van Gogh ou Picasso.  Elle fit plusieurs expositions qui racontent cette terre. Puis un jour,  un assidu du musée Goya de Castres lui offre l’opportunité de rencontrer son conservateur à qui Maribel a montré un échantillon de ses œuvres. Une belle aventure commence quand celui-ci lui demande d’assurer une exposition thématique sur ses souvenirs d’Espagne à partir d’au moins 80 œuvres pour une durée de 2 mois car il y a 3 grandes salles à garnir (linéaire de plus de 100m) et on ne fait pas n’importe quoi à coté du grand maître Goya et d’autres sommités de la peinture espagnole. 

Le coté féminin de Maribel se retrouve plus dans son esprit que dans son art. Ame nostalgique, triste parfois, elle se réfugie dans l’intimité  secrète de la poésie entre deux séances de travail. Ronsard, Vigny, Musset, Verlaine, Aragon, Calderon de la Barca calment son inquiétude. Certaines choses me passent par l’esprit et je veux les cerner. « Lorsque je peins, je passe par tous les états, joie, angoisse quelque fois je me rends malade»

On a du mal à cerner ses références car tout en ayant fait des écoles, suivi des maîtres, gagné des concours, elle ne s’en est jamais vantée et sa seule valeur refuge c’est le travail toujours le travail. Elle a le magnétisme des personnes douées pour tout et surtout elle est passionnée et exigeante  pour ce qu’elle entreprend. J’ai le privilège de passer quelques décennies à son coté  partageant ses joies, ses peines, sa rage d’entreprendre, et ces quelques lignes pour la raconter me  font irrésistiblement ces mots de Lao Tseu : 

« Ce n’est pas le puits qui est trop profond c’est la corde qui est trop courte » 

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